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Canada : un marché pour les produits de consommation à forte valeur ajoutée

Le Canada est un marché important pour les produits de consommation de grande valeur. Les exportations américaines de produits de consommation vers le Canada atteindront 17,1 milliards de dollars en 2020. Ce segment des produits agricoles et alimentaires comprend les snacks, les céréales pour petit-déjeuner, les sauces, les confiseries, les aliments pour animaux de compagnie et les vins, spiritueux, bières et boissons gazeuses. Les ventes de services alimentaires du Canada en 2020 se sont élevées à 49 milliards de dollars (55 milliards de dollars canadiens), soit une baisse de 34 % par rapport à 2019.

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Terre de grandes distances et de riches ressources naturelles, le Canada est devenu un territoire autonome en 1867, tout en conservant des liens avec la couronne britannique. Le Canada a obtenu son indépendance législative de la Grande-Bretagne en 1931 et a officialisé son indépendance constitutionnelle du Royaume-Uni en 1982 en adoptant l’Acte du Canada en 1982.

Sur le plan économique et technologique, le pays s’est développé en parallèle avec les États-Unis, son voisin du sud, de l’autre côté de la plus longue frontière internationale du monde. Le Canada est confronté aux défis politiques que représente la satisfaction des demandes du public en matière d’amélioration de la qualité des soins de santé, de l’éducation, des services sociaux et de la compétitivité économique, ainsi que la réponse aux préoccupations particulières du Québec, majoritairement francophone.

Le Canada vise également à développer ses diverses ressources énergétiques tout en maintenant son engagement envers l’environnement.

Indicateurs économiques du Canada

Les trois plus grandes villes du Canada – Toronto, Montréal et Vancouver – sont situées respectivement dans les provinces de l’Ontario, du Québec et de la Colombie-Britannique. Elles représentent 75 % de l’activité économique et de la population nationales.

Environ 20 % de la population canadienne est née à l’étranger. Le Canada a le taux d’immigration le plus élevé de toutes les grandes économies ; plus de 450 000 personnes de 175 pays ont immigré au Canada en 2020. Les principaux pays étrangers d’où proviennent les immigrants sont l’Inde, la Chine, les Philippines, le Nigeria et les États-Unis. La baisse du taux de natalité et l’augmentation de l’espérance de vie feront passer l’âge médian de 41 à 45 ans au cours des 20 prochaines années (contre 37 ans en 2000).

En 2020, les ventes de la transformation des aliments et des boissons ont atteint 91,7 milliards de dollars, la transformation des aliments représentant 90 % des ventes totales et la transformation des boissons représentant les 10 % restants. Les principaux secteurs de la transformation alimentaire étaient la transformation de la viande (22,9 milliards de dollars) et la fabrication de produits laitiers (13 milliards de dollars).

Après le transport, la transformation des aliments est le deuxième secteur économique en importance au Canada. Dans l’ensemble du Canada, 6 500 établissements de transformation des aliments et des boissons ont généré 84 milliards de dollars de ventes totales de fabrication d’aliments et de boissons en 2020, dont 9 milliards de dollars pour la transformation des boissons.

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5 détaillants détiennent 78 % du marché

Les ventes au détail d’aliments et de boissons au Canada ont atteint 109 milliards de dollars en 2020, soit une augmentation de 10 % par rapport à 2019. Le marché mature et consolidé du Canada est dominé par cinq détaillants (Loblaw, Sobeys, Metro, Costco et Walmart) qui commandent 78 % du marché de 109 milliards de dollars. La croissance des chaînes de détail indépendantes et régionales au cours de la dernière décennie a incité les supermarchés à élargir leurs gammes de produits ethniques, à former des coentreprises avec des spécialistes ethniques et à développer de nouveaux concepts de vente au détail. Quelle que soit leur taille, les détaillants canadiens comptent sur les aliments importés pour remplir leurs étagères.

Le marché alimentaire canadien présente une dichotomie de la demande : l’une pour les aliments de qualité à bas prix et l’autre pour les aliments de qualité supérieure et les aliments de spécialité. Les entreprises offrant des aliments naturels, biologiques ou spécialisés ont tendance à créer une demande de produits et à générer des ventes par l’intermédiaire de détaillants indépendants plus petits. COVID-19 a accéléré l’adoption du commerce électronique dans le secteur de l’épicerie de détail, entraînant un recours accru à la livraison et au ramassage à domicile. La société de recherche Mintel Research a révélé que 22 % des Canadiens avaient acheté leurs produits d’épicerie en ligne en 2020. En réponse aux tendances susmentionnées, les détaillants font des investissements considérables pour soutenir le nouveau format de vente. Trois grands détaillants en alimentation ont annoncé de nouveaux “frais de fournisseur” pour compenser les investissements en capital, ce qui a incité les politiciens fédéraux et les transformateurs alimentaires à réclamer un “code de conduite” pour l’industrie de l’alimentation.

PCG au Canada

Aperçu du paysage canadien des services alimentaires

En 2020, les ventes totales de services alimentaires au Canada se sont élevées à 49 milliards de dollars, soit une baisse de 34 % par rapport à 2019. Les ventes des services alimentaires ne devraient pas retrouver les niveaux de 2019 avant 2022. L’industrie se compose de deux grands segments : Les sous-secteurs commercial et non commercial.

Le sous-secteur des services alimentaires commerciaux comprend les restaurants à service rapide, les restaurants à service complet, les traiteurs et les débits de boissons, représentant 80 % des ventes totales de services alimentaires. En 2020, Statistique Canada a indiqué que les ventes commerciales s’élevaient à 41 milliards de dollars américains.

Le sous-secteur non commercial, principalement tiré par l’industrie du tourisme, comprend les hôtels et motels, les établissements de soins de santé, les universités, les détaillants d’épicerie offrant des aliments chauds préparés à emporter et d’autres opérations de restauration, a atteint plus de 8 milliards de dollars US en 2020.

Le sous-secteur de la restauration commerciale est le moteur du marché avec des ventes de 41 milliards de dollars US pour 2020. Le Québec a été la province la plus durement touchée avec une baisse de 32 % des ventes annuelles. Toutes les autres provinces ont connu une croissance négative des ventes de services alimentaires en 2020. La hausse des prix des menus et les restrictions liées aux pandémies ont freiné les dépenses des consommateurs et les ventes des services alimentaires en 2020. Dans l’ensemble, les provinces ayant le plus grand nombre de cas confirmés de COVID-19 ont connu les plus fortes baisses d’activité économique.

La croissance des ventes dans le segment de la restauration non commerciale a diminué en 2020 de 40% par rapport à l’année précédente en raison d’une réduction des opérations de restauration dans les institutions. Par exemple, les voyages internationaux ont chuté de 52 %, laissant les hôtels pratiquement vides de clients. Les ventes totales de services alimentaires non commerciaux au Canada pour 2020 ont atteint 11 milliards de dollars canadiens (8 milliards de dollars américains), ce qui représente 20 % de l’industrie des services alimentaires. Le secteur comprend les ventes d’aliments dans les hôtels/motels, les établissements, les commerces de détail sur place et les autres établissements de services alimentaires, par exemple les établissements de soins de santé.

La vigueur des ventes de services alimentaires au détail devrait se poursuivre, car de plus en plus de magasins de proximité et d’épiceries rivalisent avec les restaurants pour offrir des repas chauds préparés et des collations pratiques et abordables pour les consommateurs.

Tendances du marché dans le secteur de la restauration

En 2019, les commandes sur place représentaient plus de la moitié des ventes totales des restaurants. En avril 2020, elles ont chuté à 4 %. La pandémie a radicalement changé les comportements de dépenses des consommateurs.

La pandémie a entraîné une augmentation importante des ventes dans les canaux hors établissement. À la fin d’avril 2020, le canal du service au volant représentait près de la moitié (47 %) de tous les revenus des restaurants à service rapide.

Pendant ce temps, la vente à emporter et la livraison ont généré respectivement 27 % et 24 % des ventes totales des restaurants à service rapide. Les ventes au volant ont augmenté de 16 % en avril 2020 par rapport à l’année précédente, tandis que les ventes à la livraison ont plus que doublé au cours de la même période. Les restaurants à service complet ont connu une augmentation de 68 % des ventes à emporter, qui ont bondi à 28 % des ventes totales.

CGP importés au Canada

Meilleurs produits et Importations

Dans le cadre de la prise de conscience croissante des Canadiens en matière de santé, les consommateurs se méfient de plus en plus des aliments et des boissons qu’ils consomment, notamment en ce qui concerne la qualité des ingrédients et l’incorporation d’agents indésirables, non naturels ou artificiels.

De plus, à mesure que les consommateurs prennent conscience de la nécessité de disposer de produits produits et de conditionnements durables, ils sont plus enclins à rechercher des options biologiques. Ces deux tendances sont particulièrement pertinentes pour une population plus jeune dont le pouvoir d’achat augmente.
Dans la quête d’une alimentation saine, la demande d’un plus grand nombre d’options de protéines d’origine végétale augmente. Une étude menée par Restaurants Canada montre que 63 % des Canadiens âgés de 18 à 34 ans et 42 % de ceux âgés de 50 ans ou plus sont au moins légèrement intéressés à commander des hamburgers et des saucisses à base de plantes.

Selon une étude de Mintel, 75 % des consommateurs souhaiteraient inclure davantage de produits protéinés d’origine végétale dans leur régime alimentaire. Les consommateurs d’aujourd’hui ont tendance à réduire la quantité de viande rouge qu’ils consomment.

Les restaurateurs sont toujours à la recherche de produits qui leur permettent de gagner du temps et de l’argent et, en fin de compte, d’augmenter leurs marges bénéficiaires. Comme le salaire minimum a récemment augmenté au Canada, les restaurateurs sont devenus plus sensibles aux prix et continueront à chercher des produits moins chers pour répondre à leurs besoins tout en maintenant la qualité des aliments.

Les producteurs et exportateurs des États-Unis ont conquis une grande part du marché canadien des aliments préparés, avec plus de 80 % des importations totales. Cette importante catégorie comprend des produits tels que les extraits aromatiques, les mélanges pour cocktails, les sirops, les jus de fruits individuels, les pâtisseries, les pizzas/quiches et les mélanges à pâte – tous des produits essentiels à l’industrie de la restauration.

Un autre domaine dans lequel les opérateurs de services alimentaires dépendent des importations est celui des viandes rouges, dont les importations américaines représentent près de 70% de la part des importations totales.

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Stratégie d’entrée sur le marché

Les exportateurs sont encouragés à considérer le Canada comme un pays composé de cinq marchés régionaux et à élaborer des stratégies d’entrée sur le marché pour chaque région : Ontario, Québec, Canada atlantique, Prairies et Ouest canadien.

Le marché étant consolidé tant dans le secteur de la vente au détail que dans celui de la restauration, les nouveaux exportateurs doivent se familiariser avec les principales bannières de vente au détail, les opérateurs et les transformateurs canadiens de chaque marché régional pour assurer leur succès à long terme. Près de 75 % des ventes totales de boissons et d’aliments au détail en 2020 ont été attribuées à cinq entreprises : Loblaws, Sobeys, Metro, Walmart et Costco.

La majeure partie des produits alimentaires canadiens est importée par de grands importateurs, des courtiers, des distributeurs de services alimentaires ou par le biais de ventes intra-entreprise entre des chaînes de restaurants internationales.

Les articles périssables et les spécialités, comme les produits de viande fraîche et les fruits et légumes, sont importés et distribués par les distributeurs de services alimentaires. Vous trouverez ci-dessous une liste des principales entreprises qui importent et/ou distribuent des marchandises et des produits dans le secteur canadien des services alimentaires.

Principaux distributeurs
Sysco
Gordon Foodservice International
Associated Food Distributors
Colorbar Foods
Flanagan Foodservice
Bemont Meat
Beverage World
Source : Euromonitor

Sysco et Gordon Foodservice sont les plus grands distributeurs nationaux de services alimentaires au Canada, représentant environ 40 % du marché. Les petits distributeurs régionaux et spécialisés de produits de base jouent un rôle important dans la satisfaction des besoins du secteur des services alimentaires et offrent des possibilités pour les produits importés dont les volumes de production sont plus faibles.

Il est recommandé aux petites et moyennes entreprises de former un partenariat avec un courtier/distributeur/importateur canadien de produits alimentaires. Les distributeurs canadiens préfèrent entreposer des produits dont le taux de rotation est régulier.

Selon la Société canadienne des courtiers en douane, près de 80 % des importations canadiennes sont dédouanées par un courtier en douane. Ces sociétés aident les exportateurs à se conformer aux exigences canadiennes en matière d’importation, à gérer les transactions frontalières et à assurer la libération des marchandises par les douanes canadiennes.

Les courtiers en services alimentaires ne prennent pas possession des marchandises mais agissent en tant que représentants commerciaux et s’emploient à faire connaître le produit et à établir de nouveaux comptes de services alimentaires avec des restaurants, des hôtels et d’autres acheteurs institutionnels. Ils établissent un réseau de distribution à travers le pays ou la région désignée.

Les courtiers en alimentation prennent un pourcentage du revenu des ventes du produit, généralement compris entre 3 et 6 %. Ce pourcentage est déterminé par plusieurs facteurs, notamment la catégorie de produit, le potentiel de niche du marché, le volume de ventes prévu et les services supplémentaires demandés (par exemple, la collecte de données). Un courtier peut demander une provision mensuelle lorsqu’il présente le produit à des opérateurs de services alimentaires potentiels.