JE SUIS EN TRAIN DE PRÉPARER UNE SÉRIE DE 3 ARTICLES POUR LESQUELS J'AI INTERVIEWÉ PLUS DE 20 EXPERTS.
champagne rose

Place forte des exportations : 6 termes pour définir le vin

A la fois produit agricole et bien culturel, à la fois ancré dans les économies locales et échangé sur les marchés internationaux, à la fois réglementé et promu en tant que patrimoine, le vin est en effet à l’intersection de nombreux domaines.

Comprendre ce secteur, les évolutions de l’offre avec les vagues d’émergence de nouveaux pays producteurs, sur fond de réchauffement climatique et d’enjeux environnementaux, la nouvelle sociologie du consommateur mondial, de plus en plus asiatique et américain, mais aussi les stratégies des marques, l’évolution des réglementations et l’organisation des marchés, sont autant de défis à relever.

LIRE ÉGALEMENT Économie mondiale : tendances et risques critiques

Le vin : un produit agricole, une commodité, un produit de luxe, un objet culturel, un actif financier, une œuvre d’art ?

Le vin est à la fois un produit agricole, un produit de luxe, un produit manufacturé standardisé, un objet culturel, et est même devenu un support d’investissement coté en bourse. À l’image du produit lui-même, l’économie du vin est plurielle, complexe et fascinante.

Comprendre ce secteur, les évolutions de l’offre avec les vagues d’émergence de nouveaux pays producteurs, sur fond de réchauffement climatique et d’enjeux environnementaux, la nouvelle sociologie du consommateur mondial, de plus en plus asiatique et américain, mais aussi les stratégies des marques, l’évolution des réglementations et l’organisation des marchés, sont autant de défis à relever.

Certains producteurs, et même certains pays, comme l’Espagne, se concentrent sur la quantité et commercialisent du vin à bas prix, vendu en vrac comme un produit standardisé. D’autres, comme la majorité des producteurs français, ont une stratégie en termes de qualité, ce qui rapproche le vin d’un produit de luxe.

L’un des aspects les plus caractéristiques de cette demande, à la fois cause et conséquence de la variété de l’offre, est sa diversité : tout le monde n’a pas les mêmes goûts et ne consomme pas les mêmes vins. Depuis l’après-guerre, un goût pour les vins « raffinés » s’est développé et s’est démocratisé. Aujourd’hui, le vin est même considéré comme un bien culturel.

Le vin, un actif financier

L’évolution de l’industrie mondiale du vin reflète les changements de notre époque, de telle sorte qu’elle reflète l’environnement de l’économie mondiale. D’autre part, elle est influencée par l’évolution des cycles économiques. Avec la financiarisation, le vin a obtenu un autre titre, celui d’actif financier alternatif. Les investisseurs induisent une demande supplémentaire de vins prestigieux en dehors de la consommation et de la collection. Le comportement des investisseurs, la diversification et la spéculation peuvent contribuer à l’évolution des prix. En conséquence, le prix du vin n’est plus déterminé par ses fondamentaux (temps, terroir, savoir-faire), il répond également à divers Il répond également à divers facteurs macroéconomiques et financiers lorsqu’il évolue dans le temps sur le marché.

Les facteurs macroéconomiques peuvent influencer les marchés du vin directement et indirectement. Lorsque des chocs macroéconomiques se produisent, les marchés financiers réagissent immédiatement. Leurs réactions auront un impact sur les marchés du vin (en particulier les vins fins) par des canaux tels que l’effet de richesse et la transmission de la volatilité. Ces facteurs macroéconomiques peuvent affecter directement les marchés du vin. Toutefois, la réaction des marchés vitivinicoles sera retardée car les vins n’ont pas autant de liquidités que les autres actifs financiers.

La demande croissante dans les pays émergents a considérablement affecté l’industrie du vin. De plus, l’affaiblissement du dollar américain consolide davantage le pouvoir d’achat dans ces pays. En raison de la financiarisation, l’offre relativement abondante d’argent combinée à des taux d’intérêt plus bas en termes réels a favorisé l’investissement dans les vins haut de gamme. En conséquence, le prix a fluctué davantage. Il est donc crucial de mener une étude consacrée au comportement des prix du vin sous l’influence de la financiarisation.

La dynamique des prix de chaque type de vin est différente : alors que le prix des vins  » en vrac  » de faible qualité a tendance à augmenter depuis la fin des années 2000, le prix des vins  » fins  » a tendance à stagner depuis 2012 après une forte baisse cette année-là, qui faisait suite à près de dix années de hausse soutenue. La trajectoire des prix des vins fins pose la question de la  » financiarisation  » du vin. La financiarisation désigne le phénomène de capitalisation du vin, acheté comme un actif, soit pour être revendu à un prix plus élevé, soit pour servir de réserve de valeur, et non pour être consommé. Le vin, en tant que produit « tangible » susceptible de « s’améliorer » avec le temps, peut apparaître comme un placement assez sûr. Le développement de cette pratique comporte des risques, notamment en déconnectant le prix du vin de l’évaluation de sa qualité pour la consommation (à travers, par exemple, les phénomènes de bulles spéculatives).

Contrairement aux ralentissements précédents, la baisse d’activité a été particulièrement marquée pour les activités de services en raison de leur contenu plus élevé en interactions sociales et donc de leur sensibilité aux mesures d’endiguement.

Dans l’ensemble des pays émergents et en développement, la contraction de l’activité en 2020 a été moins forte que dans les pays avancés, à -2,4% selon le FMI, mais avec de fortes disparités entre les pays. The recovery would be much more gradual. En 2022, l’écart de PIB par rapport à la projection pré-pandémique serait presque deux fois plus important pour les pays émergents et en développement (-6% selon la Banque mondiale) que pour les économies avancées (-3,6%).

9% des exportations mondiales sont consacrées aux produits alimentaires

Business France

Les exportations mondiales ont presque doublé au cours de la dernière décennie, profitant à tous les pays du monde. Les dix premiers exportateurs ont tous bénéficié de la reprise de la croissance des exportations, enregistrant des évolutions positives comprises entre 2% et 5% en 2019. Le podium reste inchangé, composé des États-Unis (9,2% de parts de marché), des Pays-Bas (7%) et de l’Allemagne (5,5%). La France conserve sa 6e place avec 4,6 % de parts de marché.

Focus France – Exportations de biens

-9,6% : c’est l’ampleur du choc qu’a subi le commerce international en 2020 en raison de la pandémie de COVID-19, selon le FMI. Ce choc majeur, d’une ampleur sans précédent dans notre histoire, a profondément perturbé l’économie mondiale et le commerce international.
La France n’a pas été épargnée par ce déclin du commerce mondial. La France a connu une baisse à la fois de ses exportations de biens (-15,9%) et de ses importations (-13%). Le déficit des biens se détériorera de 7,3 milliards d’euros en 2020 par rapport à l’année précédente, pour atteindre -65,2 milliards d’euros, effaçant le redressement enregistré en 2019.

Exportation de biens, par industrieMontant (évolution annuelle)Pourcentage vs. total
Biens d’équipement80,3 mds € (-12.9%)19.2%
Équipement de transport79,1 mds € (-33.3%)18.9%
Autres biens industriels67,1 mds € (n/a)16.1%
Agroalimentaire62.2 mds € (-3.4%)14,9%
Chimie et cosmétique54,0 mds € (-9.3%)12.9%
Pharmaceutique35,3 mds € (+4.7%)8.4%
Textiles25,5 mds € (-10.6%)6.1%
Energie12,1 mds € (-33.1%)2.9%
Divers2,6 mds € (-24.2%)0.6%
Exportation totale de biens418,1 mds € (-16.0%)100%
Diplomatie française – exportation de marchandises 2021

L’industrie des vins et spiritueux = 3,3% du total des exportations françaises.

Business France

Les exportations agroalimentaires françaises se sont élevées à 62,2 milliards d’euros en 2021, soit une croissance de 45% sur la dernière décennie. Elles constituent l’un des principaux atouts du commerce extérieur de la France, puisque près de 15% des exportations françaises sont générées par ce secteur. L’excédent alimentaire de la France a de nouveau progressé en 2019 pour atteindre 7,9 milliards d’euros. Il est notamment porté par la croissance des produits de l’industrie agroalimentaire, qui représentent 75% des exportations du secteur.
Les vins restent les produits les plus exportés (15% de part de marché), devant les céréales (10%), les produits laitiers et les spiritueux (8% chacun).

Exportation de l’agroalimentaireMontant (évolution annuelle)Pourcentage vs. total
Agriculture15.4 mds € (-0.6%)3.7%
Boissons, y compris vins et spiritueux15.1 mds € (-12.2%)3.6%
Autres produits31,7 mds € (+1.2%)7.6%
Total des exportations agroalimentaires62.2 mds € (-3.4%)14,9%
Diplomatie française – exportation de produits agroalimentaires 2021

Les vins et spiritueux sont le fleuron de l’industrie agroalimentaire française et le moteur de nos exportations agroalimentaires (respectivement 15% et 8% en 2019).
La France domine les exportations mondiales de vin, ayant conservé une part de marché de 30 % sur la dernière décennie, soit près de 30 % sur la dernière décennie, représentant près de 10 milliards d’euros d’exportations de vin en 2019 (+26 % par rapport à 2014), dont 62 % de vins tranquilles vins tranquilles et 35 % de vins effervescents.
Avec une part de marché de 17%, la France est le 2e fournisseur de spiritueux dans le monde après le Royaume-Uni. Les exportations du secteur sont dynamiques (+41% entre entre 2014 et 2019), notamment vers les États-Unis qui représentent à eux seuls plus de 40% des exportations françaises.

France : 24% de part de marché dans les exportations mondiales de vins et spiritueux

Business France