Italie, la vente en ligne de vin a explosé

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L’Italie est la troisième plus grande économie de la zone euro après l’Allemagne et la France. Affectés par la baisse des revenus disponibles et un taux de chômage élevé, les consommateurs italiens restent très attentifs aux prix et ont tendance à rechercher des réductions. Les Italiens ont toujours été des amateurs de valeurs, recherchant la qualité plutôt que le prix et les rabais.

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L’Italie a une économie industrielle diversifiée, divisée en un nord industriel développé et un sud agricole moins développé, avec un taux de chômage élevé. L’économie italienne repose en grande partie sur la fabrication de biens de consommation de haute qualité produits par des petites et moyennes entreprises, dont beaucoup sont des entreprises familiales. L’Italie est la troisième plus grande économie de la zone euro, mais le poids exceptionnellement élevé de la dette publique et les obstacles structurels à la croissance l’ont rendue vulnérable à l’examen des marchés financiers. Le PIB de l’Italie est estimé à 1 885 milliards de dollars et le PIB par habitant est de 33 500 dollars. L’Italie dispose de peu de ressources naturelles, et de nombreuses terres ne sont pas adaptées à l’agriculture. L’Italie est un importateur net de produits agricoles.



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Indicateurs économiques en Italie

Fortes disparités régionales :

  • Nord-Ouest : autour de Milan, Turin et Gênes, caractérisé par une forte présence industrielle et un PIB par habitant très élevé.
  • Nord-Est : région très dynamique avec des PME industrielles historiques qui résistent bien à la crise.
  • Centre : l’industrie et le tourisme sont fortement développés.
  • Le sud et les îles : marqués par la présence de très petites entreprises et d’industries agroalimentaires qui souffrent du manque d’infrastructures et de la présence d’une importante économie souterraine.

Le secteur de la GD est important

La distribution alimentaire en Italie est extrêmement importante, les consommateurs placent l’alimentation en bonne place sur leur échelle de valeurs et de besoins. L’intérêt des consommateurs italiens pour les produits biologiques et plus sains a encouragé les détaillants à élargir leur gamme de produits en ajoutant davantage de produits locaux, ainsi que des marques.

La distribution alimentaire en Italie présente des différences notables en termes de croissance sectorielle entre le nord et le sud. L’économie diversifiée de l’Italie est divisée entre un nord industriel développé, dominé par des entreprises privées, et un sud agricole moins développé, touché par un taux de chômage élevé. Cette division se reflète dans la répartition des magasins, la majorité des supermarchés étant situés dans le nord (53%), suivi par le sud (27%) et ensuite par la région centrale de l’Italie (20%).
Si les petites boutiques de quartier et les magasins spécialisés restent la norme, les consommateurs italiens découvrent la commodité des grands supermarchés et hypermarchés.

Les plus grands supermarchés et hypermarchés introduisent des marques de distributeurs. Les habitudes d’achat des consommateurs italiens accordent une grande importance à la fraîcheur et à la qualité des produits. Ils font donc leurs courses plusieurs fois par semaine, alors que dans d’autres pays européens, les habitudes de consommation montrent une plus grande tendance à l’achat en gros une fois par semaine.

Acteurs principauxCA en 2016
Coop Italia12,4 milliards d’euros
Conad12,0 milliards d’euros
Esselunga7,0 milliards d’euros
SIGMA6,0 milliards d’euros
CRAI4,8 milliards d’euros
Carrefour4,7 milliards d’euros
Despar3,1 milliards d’euros
LIDL3,0 milliards d’euros
SISA2,5 milliards d’euros
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Les principaux acteurs du secteur du commerce de détail et de la distribution alimentaire en Italie

L’Italie est un grand pays agricole et son industrie alimentaire jouit d’une grande réputation internationale. Les Italiens sont toujours des gourmets, et les plaisirs de la table sont fortement ancrés dans leur culture. Ainsi, même en temps de crise, les ménages continuent de rechercher des produits de qualité pour leur consommation quotidienne.

Alcool : qualité et à faible teneur en alcool

La consommation de boissons alcoolisées diminue mais s’oriente vers des produits de qualité avec un positionnement plus élevé et aussi vers des produits à plus faible teneur en alcool, notamment à l’apéritif, où les boissons à faible teneur en alcool et les vins effervescents augmentent.
Le marché des spiritueux est estimé à 110,3M de litres en 2020, en baisse de -20,3% pour un total de 6 milliards d’euros (32,7%), les parts respectives des circuits on-trade et off-trade étant de 41% et 59%. Les rhums, les liqueurs au citron, les whiskies, les vodkas, les vermouths et les alcools anisés sont les autres spiritueux les plus consommés.
Le marché de la bière s’élève à 15,2M d’hectolitres en 2020 avec une consommation moyenne de 29,1 l/habitant.

marché de l'alcool et du vin

L’Italie est le 3e plus grand consommateur de vin après les États-Unis et la France, son marché est estimé à 22,5M d’hectolitres en 2020 pour un total de 12,9 milliards EUR (15,8%).

Les vins locaux dominent, avec une offre essentiellement régionale

La consommation de vin devient plus exigeante, associée à une attention croissante aux méthodes de production mais aussi au design et à la communication du producteur. Les consommateurs sont plus attentifs à la qualité et au caractère unique des produits qu’ils consomment, ainsi qu’aux méthodes de production utilisées.

La consommation de vin en Italie est en baisse depuis des décennies. Les causes de cette tendance incluent l’évolution des modes de vie et des goûts, ainsi que les campagnes de marketing anti-alcool. La consommation de vin par habitant est estimée à moins de 33 litres pour 2017, ce qui est considérablement inférieur aux 45 litres de 2007 et aux 110 litres des années 70. De récentes enquêtes auprès des consommateurs de vin montrent que l’origine italienne et la familiarité avec le domaine viticole sont les principaux éléments qui déterminent le choix des consommateurs. Malgré les mesures d’austérité économique, les consommateurs de vin italiens recherchent des vins de meilleure qualité, mais toujours dans une gamme de prix modeste.

Les vins biologiques et biodynamiques rencontrent l’adhésion d’un nombre croissant de consommateurs désireux d’orienter leurs choix vers des vins issus de méthodes de production durables. Cette tendance a été exacerbée par la pandémie, plaçant la santé et le bien-être au premier plan. La consommation de vin bio continue de croître : au cours des 10 premiers mois de 2020, les ventes de vins bio ont augmenté de 12,5% en volume dans les supermarchés. La part des vins bio dans les ventes totales augmente chaque année.

Consommation de vin en Italie, en volume

La France et l’Espagne ont acquis une réputation de longue date sur le marché et sont compétitives en termes de prix. La qualité et la spécificité des appellations françaises sont reconnues et appréciées. En termes de valeur, la France reste la référence pour les vins importés, loin devant les pays concurrents.

Le Champagne bénéficie de la dynamique du circuit CHR en Italie. L’Italie est un marché où, pour le Champagne, les cuvées de prestige et les bruts millésimés sont bien valorisés et appréciés par les consommateurs. Cette recherche de l’excellence par les amateurs est également vraie pour les vins AOP tranquilles.
La qualité et la spécificité des grandes appellations françaises sont reconnues. La France reste la référence incontournable des vins importés en bouteille, loin devant les pays concurrents.

Consommation de vin en Italie, en valeur

En 2020, le secteur CHR représentait 21% des ventes en volume et 39,5% en valeur et, pour le circuit retail, les cavistes détiennent une part de marché de 12,3%. L’offre dans les supermarchés est très large. Les vins locaux dominent, avec une offre principalement régionale, voire locale.

La part du circuit CHR dans les ventes de boissons alcoolisées a diminué en 2020 en raison des restrictions appliquées depuis le début de la pandémie.
Les ventes de vin en ligne ont littéralement explosé, avec une augmentation de +435% pour les plateformes de pure players et de +74,9 pour les sites de vente directe des producteurs.

Les importateurs italiens sont généralement des petites et moyennes entreprises

La meilleure façon de commencer à exporter en Italie est d’identifier un importateur, un courtier, un distributeur, un agent ou un grossiste clé, car ils savent comment naviguer au mieux dans le processus d’importation et de distribution. Ils sont en capacité de travailler directement avec les détaillants alimentaires italiens. Ils restent essentiels pour faire des affaires en Italie. L’importation est une activité spécialisée, et l’importateur joue un rôle essentiel pour surmonter les obstacles de la législation alimentaire italienne et européenne. Les importateurs proposent généralement toute une gamme de produits.
Les importateurs italiens sont généralement des petites et moyennes entreprises, plutôt que des groupes qui dominent le marché tels qu’on les trouvent en Europe du Nord. Par conséquent, ces sociétés importent à plus petite échelle, mais souvent une gamme de produits plus large.
Soyez prêt à commencer modestement en expédiant quelques palettes ou caisses d’un produit et sachez qu’il peut s’écouler plusieurs mois ou années avant qu’un importateur ne soit prêt à commander des conteneurs complets. Les Italiens accordent beaucoup d’importance au fait de commencer par établir la confiance pour consolider la relation commerciale.

La relation est essentielle, les Italiens ont besoin de rencontrer le producteur et de construire une relation interpersonnelle forte. Il est essentiel de se rendre en Italie une ou deux fois par an pour rencontrer son partenaire commercial et démontrer sa volonté de le soutenir par des visites de clients et des dégustations.

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Italie, la vente en ligne de vin a explosé
Notre méthode de calcul
Les données montrent les principaux paramètres, combinés pour présenter un classement calculé à l'aide d'une attractivité composite pondérée combinant les facteurs économiques globaux et les facteurs du marché du vin.
CONSOMMATION DE VIN EN VOLUME
98
CONSOMMATION DE VIN EN VALEUR
96
VINS IMPORTÉS EN VOLUME
59
VINS IMPORTÉS EN VALEUR
74
POPULATION
81
PIB PAR HABITANT
73
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AVANTAGES
DÉFIS
0
Attractivité du marché du vin